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Définition de l'Homéopathie :
L’homéopathie repose sur le principe de similitude. Il est défini comme suit : « une substance capable de provoquer un ensemble de symptômes chez un sujet sain, est également susceptible de les guérir chez un sujet malade ».
Le principe de similitude est le fondement de l’homéopathie.
Les médicaments sont préparés selon un mode homéopathique décrit dans les Pharmacopées française et européenne mettant en œuvre, en particulier, les procédés de dynamisation. Si certaines substances dont l’innocuité est avérée sont utilisées dès la teinture mère pour la fabrication des médicaments homéopathiques, la matière première (végétale, animale ou minérale) est généralement diluée à une concentration homéopathique appelée « dilution ».
De plus, lorsque la matière première n’est pas une substance chimiquement définie (plante, animal) celle-ci est toujours considérée comme une composition complexe (« totum ») renfermant un ensemble de constituants qui, naturellement dilués, présentent un intérêt en thérapeutique homéopathique.
Quelle que soit la maladie concernée, une règle doit être respectée : plus l’analogie entre les signes du malade et ceux du médicament est étendue, plus la dilution doit être élevée et inversement :
• les basses dilutions (les plus concentrées en substances actives) sont employées quand la similitude repose sur les symptômes les plus courants de la maladie, les plus aigus, et quand une efficacité rapide est recherchée : selon la toxicité et la solubilité de la substance, elles vont de la teinture-mère (qui doit être considérée comme la première dilution homéopathique) à la 10 DH ou 5 CH selon le mode Décimal ou Centésimal,
• les moyennes et les hautes dilutions sont indiquées quand la similitude prend en compte l’ensemble des symptômes de l’individu : elles s’étalent de la 7 CH à la 9 CH pour les moyennes dilutions et de la 12 CH à la 30 CH pour les hautes dilutions.
Les 3 Dimensions de l'Homéopathie =
3 techniques de prescription :
1) Le Complexisme
Le complexisme est une technique de prescription qui associe plusieurs médicaments homéopathiques d’action synergique et souvent en basses dilutions dans la même préparation. Ces associations peuvent être prescrites sous forme magistrale par le médecin (complexisme individualisé), ou sont disponibles sous forme de spécialités pharmaceutiques auprès des laboratoires Lehning, spécialisés dans les complexes homéopathiques (complexisme standardisé).
Ces spécialités renferment plusieurs médicaments homéopathiques (le plus souvent en basse dilution) et ont été créées, à l’origine, au regard de l’expérience de médecins homéopathes reconnus, afin de compléter leur prescription.
Dans la pratique, quelle que soit leur technique de prescription, les médecins homéopathes utilisent les complexes :
• dans les pathologies aiguës quand le médecin cherche à couvrir un ensemble de symptômes qui peuvent coexister et/ou se succéder avec l’évolution de la maladie. Les complexes homéopathiques répondent ainsi à de nombreux cas en pratique quotidienne,
• dans les techniques dites « de drainage » qui, en fait, consistent à employer des substances ayant, entre autres, une activité diurétique, et/ou cholérétique, et/ou cholagogue, et/ou sudorifique, et/ou laxative douce,
• dans les affections chroniques, en première intention ou en complément des médications de fond d’une prescription individualisée en homéopathie, ou d’un traitement classique allopathique.
2) Le Pluralisme
La technique pluraliste combine la prescription de plusieurs médicaments pris ensemble ou séparément afin de couvrir l’ensemble des signes réactionnels du malade.
Pour sa prescription, le médecin s’appuie sur l’ensemble des données qui lui sont fournies par la clinique. Pour choisir les médicaments, il s’attache en plus au principe de Globalité qui tient compte :
• des signes actuels et passés de la maladie, des particularités de son évolution, de son rythme, des circonstances d’amélioration et d’aggravation de celle-ci,
• du mode réactionnel général de l’individu, c'est-à-dire de sa façon de réagir face à la maladie,
• de l’ensemble de ses caractéristiques individuelles, et de sa constitution.
3) L’Unicisme
L’unicisme consiste en la prescription d'un seul médicament homéopathique, choisi dans le but de couvrir l’ensemble des symptômes du patient : le similimum. Il est souvent prescrit à des dilutions supérieures à 12 CH.
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